-
ANTISEMITISME : Les
dirigeants de Sud Radio ont exprimé
leurs regrets et leurs excuses au BNVCA
à propos de "DSK et le lobby
juif"
Source quotidien international
francophone Fil-info-France
du jeudi 8 septembre 2011
FRANCE -
ANTISEMITISME - Les dirigeants de Sud
Radio ont exprimé leurs regrets et leurs
excuses au BNVCA à propos de "DSK
et le lobby juif" : Le
Bureau national de lutte contre
l'antisémitisme BNVCA
présidé par Sammy Ghozlan,
membre du comité directeur du CRIF, a
reçu mardi 6 septembre 2011, les
dirigeants de Sud Radio, son P-DG, Jean
Eric Valli et son directeur général
Mathieu Quetel. Le BNVCA avait annoncé
le mardi 30 août 2011, avoir
"déposé plainte auprès du
Procureur de la République de Paris,
auquel il demandait que Sud Radio soit
poursuivi pour les faits reprochés, en
sa qualité de fournisseur de
moyens" (sic). L'affaire remonte au
lundi 22 août 2011, dans l'émission
"Liberté de Parole" animée
par Eric Mazet et
Michel Cardoze.
Lors d'un débat portant sur Dominique
Strauss-Khan, Eric Mazet a demandé aux
auditeurs de Sud Radio si "DSK
était soutenu par les Juifs ?"
après avoir déclaré : "Ce matin,
j'ai entendu quelque chose de très fort
de la part d'un auditeur qui expliquait
que DSK était soutenu par le lobby
juif". Ce débat faisait donc suite
à d'autres propos tenus sur les Juifs
dans l'émission "Ménard en
liberté" animée par Robert Ménard,
déjà évincé de RTL. Robert Ménard
avait lui-même insisté subtilement sur
"l'argent et les amis de DSK à
Paris", avant qu'auditeur ne
déclare "qu'il y a 12 millions
dAfricains qui meurent de faim, qui
n'ont même pas d'eau, et à côté de
ça, on étale les richesses de tous ces
Juifs qui veulent dominer le monde".
Immédiatement saisi, le CSA, Conseil
supérieur de l'audiovisuel -
gendarme des radios et télévision
publiques ou privées en France - avait
déclaré le mercredi 31 août 2011:
"Le Conseil considère que les
termes dans lesquels la question a été
posée ainsi que linsistance avec
laquelle lanimateur a sollicité,
à de nombreuses reprises, lavis
des auditeurs était de nature à
encourager des propos susceptibles de
revêtir un caractère discriminatoire en
méconnaissance des conventions des 2
stations" (sic). En outre, les
dirigeants de Sud Radio et la personne
morale Sud Radio ont été convoqués au
CSA à Paris le mercredi 7 septembre
2011. Mais avant cela, le 1er septembre
2011, Eric Mazet a été mis à pied et
interdit d'antenne pour une durée
"indéterminée". Voici un
extrait du communiqué du BNVCA publié
sur son site internet sosantisemisme.org en
date du mercredi 7 septembre 2011 :
"Le CSA, saisi par le BNVCA, a
sanctionné Sud Radio. (...) "Au
cours de l'entretien du mardi 6 septembre
2011, les dirigeants de Sud Radio ont
tenu à exprimer leurs regrets par
rapport à cette émission qui a
déclenché un délire antisémite de la
part de certains auditeurs, incités à
se défouler par Eric Mazet sur "le
lobby juif soutien de DSK".
Messieurs Jean Eric Valli et Mathieu
Quetel ont insisté sur le fait que ce
n'est pas leur ligne éditoriale, ni le
thème prévu dans la programmation. Ils
n'auront pas compris le dérapage et le
comportement d'Eric Mazet qu'ils
connaissent depuis 20 ans et qui selon
eux n'est ni raciste ni antisémite. Le
président du BNVCA a salué Messieurs
Jean Eric Valli et Mathieu Quetel pour la
décision immédiate de mise à pied
qu'ils ont prise à l'encontre de Eric
Mazet marquant ainsi qu'ils se
désolidarisent de leur animateur, le
désavouent pour ces faits commis. Le
BNVCA a présenté à ses interlocuteurs
les causes et les conséquences de
l'antisémitisme reparu depuis 11 ans à
la faveur de la propagande palestinienne,
qui, en s'insinuant dans la société,
incite à cette haine d'Israël qui
pousse à l'acte anti juif. Le BNVCA a
rappelé que le racisme et
l'antisémitisme constituent un délit
prévu et réprimé par nos lois, et
nullement une quelconque opinion, qui
bénéficierait du principe la liberté
d'expression comme le prétend Robert
Ménard, animateur de Sud Radio
également. Pour le BNVCA, la liberté
d'expression est une liberté publique
fondamentale qui a toutefois des limites
à respecter, et à faire respecter
notamment par les personnalités
publiques, influentes, ou leader
d'opinion. Les deux dirigeants de Sud
Radio ont proposé au BNVCA de participer
à une prochaine émission à l'antenne
de Sud Radio, qui débattra sur le thème
de "la liberté d'expression et de
ses limites... peut-on tout dire... Rôle
et responsabilité du journaliste".
Les membres du Bureau du BNVCA ont
décidé à l'unanimité de retirer la
plainte déposée contre Sud Radio. Le
BNVCA réserve toutefois ses droits quant
aux suites qui seront données à la
plainte concernant le ou les auteurs des
faits incriminés". Fin de citation.
Dans cette affaire, Robert Ménard a
été vite blanchi par Richard Prasquier,
le président du CRIF,
dont le "comportement en
loccurrence avait été
impeccable" (sic). Et Robert
Ménard, visiblement encouragé par
Richard Prasquier, a déclaré mercredi 7
septembre 2011, dans l'hebdomadaire
"Le Point", à l'issue de cette
affaire : "Au CSA, ce sont des faux
culs de première !" (sic), alors
que le Bureau National de Vigilance
Contre l'Antisémisme saluait la mesure
prise par les Sages de ce même CSA qui a
"mis en demeure" Sud Radio. Le
BNVCA a également demandé au Procureur
de la République de Paris de bien
vouloir faire saisir les transcriptions
des écoutes de l'émission afin de
"poursuivre le ou les auditeurs qui
se sont illégalement défoulés contre
les Juifs, rappelant la pire période de
notre histoire, la délation, la
dénonciation et la discrimination".
Blogger, webmaster : Copyright et
conditions d'utilisation ;
Fil-info-France,
quotidien international pourquoi ?
-
SOS-Reporters
: Liberté d'expression et
liberté d'opinion sans frontière !
LIBERTE
D'EXPRESSION ET D'OPINION, DROITS :
Rappel des
droits ( textes ) fondamentaux :
A - "Tout
individu a droit à la liberté d'opinion
et d'expression, ce qui implique le droit
de ne pas être inquiété pour ses
opinions et celui de chercher, de
recevoir et de répandre, sans
considération de frontière, les
informations et les idées par quelque
moyen d'expression que ce soit"
- Article 19 de la Déclaration
universelle des droits de l'homme
Déclaration internationale des droits de
l'homme, adoptée par l'Assemblée
générale de l'ONU à Paris, le 10
décembre 1948.
B -
"Toute personne a droit à la
liberté d'expression. Ce droit comprend
la liberté d'opinion et la liberté de
recevoir ou de communiquer des
informations ou des idées sans qu'il
puisse y avoir ingérence d'autorités
publiques et sans considération de
frontières."
- Article 11-1 de la "Charte des
droits fondamentaux de l'Union
européenne".
2000/C 364/01. Nice, le 7 décembre 2000.
C -
"La libre communication des pensées
et des opinions est un des droits les
plus précieux de l'Homme : tout Citoyen
peut donc parler, écrire, imprimer
librement, sauf à répondre de l'abus de
cette liberté dans les cas déterminés
par la Loi."
- Article 11 de la Déclaration
des Droits de l'homme et du citoyen du 26
août 1789.
-
Bon surf !
Happy surfing!
-
|